Où sont les hommes ? #36 (2) En cocréation avec “Ca parle de cul”

Où sont les hommes

Sexo: Où sont les hommes ? – Partie 2.

Cette épisode “Où sont les hommes ?” est la suite de l’épisode #35.

En micro-trottoir nous vous avions demandé quelles étaient d’après vous les raisons du fait qu’il y a moins d’hommes que de femmes qui semblent s’intéresser aux connaissances sexo. Pourquoi y a-t-il moins d’hommes que de femmes qui s’inscrivent aux activités du LHC? En bref, où sont les hommes ?

Surfant sur les réflexions du premier épisode, on vous propose d’aller un peu plus loin.

Comment pourrions-nous inviter les hommes à se mettre en mouvement ? Comment faire en sorte que les hommes s’informent plus ? Quels conseils les hommes nous ont-ils partagé lors du micro-trottoir ? Y a-t-il des moments plus propices pour s’engager activement vers une sexualité plus épanouie ?

On vous propose quelques pistes de réflexions
Contribuez également, faites-nous part de vos opinions, expériences, conseils par email ou via notre boite à message vocal.

Une cocréaton entre Olivier (du podcast “Entr’Nous“) et Xavier (du podcast “Ça Parle de Cul“). Deux épisodes collaboratifs, épisodes #35 et #36 du podcast Entr’Nous et épisodes #7 et #8 du podcast Ça Parle de Cul.

Entr’Nous est un podcast vivant où l’on parle avec authenticité de sexe, et où l’on vous invite à explorer votre relation à votre sexualité. Parlons de sexualité avec simplicité, audace et authenticité. Au micro, pour animer, Olivier Mageren cofondateur de l’asbl Love Health Center.

Ça Parle de Cul est un podcast qui parle de la sexualité des hommes avec humour, mais sans tabous. Chaque mois, Xavier invite quelqu’un pour parler ensemble autour d’un sujet qui concerne les hommes et leurs pratiques et rapport à la sexualité.

Et vous?

Le micro trottoir est passé, mais notre micro est toujours ouvert pour recevoir votre témoignage. L’aventure à votre rencontre se poursuit

Qu’auriez-vous envie de nous partager à ce sujet ? 
Voici une liste de questions pour t’inspirer:

Et si vous n’êtes pas un homme, que vous soyez femme, LGBTQI+, accepteriez-vous de diffuser la réflexion, et si vous le souhaitez aussi, faites-nous part de vos idées.

  • Toi en tant que mec, comment t’investis-tu dans les domaines liés à ta sexualité? Comment t’informes-tu à propos de la sexualité?
  • Comment développes-tu tes connaissances et bien-être en sexualité?
  • Comment penses-tu qu’il faudrait parler aux mecs?
  • Comment le LHC pourrait susciter l’intérêt des hommes? Quelle activité te parlerait vraiment, à laquelle tu participerais à coup sûr?
  • Quelle thématique sexo t’intéresse?
  • Dites-nous ce que vous aimeriez voir comme aide, accompagnement, activités, service…? Comment te mettrais-tu en mouvement? Quel serait le moyen pour toi?

Envoyez-nous vos commentaires en audio (message vocal) via l’outil ci-dessous :
https://www.vodio.fr/repondeur/311/ 
Ou, envoyez-nous un email à info@love-health-center.org ou caparledecul@gmail.com

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Séquençage du podcast “Où sont les hommes?” :

  • 00:22 Introduction
  • 01:08 Donner des idées, des pistes
  • 02:14 Un accueil favorable dans la rue
  • 04:21 Anonyme homme 1 : chercher à apprendre et au plus tôt !
  • 04:49 Anonyme homme 2 : un préservatif sur une banane c’est insuffisant
  • 05:13 Anonyme homme 3 : les jeunes en ont besoin!
  • 05:21 Anonyme homme 4 : l’enseignement insuffisant
  • 06:00 Anonyme homme 5 : la femme-objet
  • 06:33 Anonyme homme 6 : le futur fait peur
  • 07:03 Commencer tôt l’éducation sexuelle des jeunes
  • 08:13 Le rôle des médias sociaux
  • 09:22 Proposition aux animateurs / animatrices EVRAS
  • 10:23 Le rôle des potes
  • 10:40 Anonyme homme 7 : découvrir le sexe par le porno et les discussions entre amis
  • 10:58 Anonyme homme 8 : j’aurai plus tendance à me confier à des amis, des gens que je connais
  • 11:28 Où est-ce qu’il y a encore de l’espace pour pouvoir créer des contenus éducatifs ?
  • 12:29 Une augmentation de ce type de contenus spécialisés suffit-elle ?
  • 13:02 Garder la curiosité et décomplexer le dialogue
  • 14:06 La sexualité qui évolue avec l’âge et les étapes de la vie, exemple avec la périnatalité
  • 18:09 L’homme aussi peut s’adresser aux professionnels : anticiper et ne pas attendre un problème
  • 21:43 Question pausée à une femme : si ton mec te pose des questions, comment réagis-tu ?
  • 22:17 Qu’est-ce les hommes aimeraient avoir comme sujets proposés ?
  • 22:56 Anonyme homme 10 : l’histoire de l’orgasme, l’importance de l’orgasme et la vue sur la sexualité masculine
  • 23:17 Anonyme homme 11 : envie de m’amuser
  • 23:23 Anonyme homme 12 : généraliser tous ces contenus sur les réseaux sociaux et que les hommes prennent la parole
  • 23:42 Anonyme homme 13 : un homme gay serait beaucoup plus enclin à participer
  • 23:56 Anonyme homme 14 : on a tous des kiffs différents
  • 24:14 Anonyme homme 15 : la taille qui compte ? Non c’est bouger (humour : cours de danse?)
  • 24:28 Et à quoi pense Olivier en tant que sexologue
  • 27:13 L’avis de Xavier et : on peut comprendre que certains sujet pourraient moins intéresser les hommes… À tord ou à raison ?
  • 29:37 Soyez curieux, osez !
  • 30:42 Le tantra
  • 32:07 La conclusion d’Olivier
  • 34:57 La conclusion de Xavier
  • 35:22 On a toujours de nouvelles choses à découvrir
  • 35:57 Choisir de vivre sa relation, pas la subir
  • 36:12 Et à l’international ?
  • 36:39 Un croisement où l’on rencontre l’autre
  • 37:42 Donner davantage de place à notre intériorité dans le couple
  • 38:35 Clôture du podcast

Le Podcast via notre chaine Instagram TV :

Transcription des échanges du podcast “Où sont les hommes?” :

00:00 Générique Intro sur tapis musical : Entr’nous !(voix féminine Katalin). Entre-nous (voix masculine Olivier),  {Et nous ! – Voix les crapules du podcast « ça parle de cul »}, le podcast (Katalin), pour parler (voix masculine Michel) de sexualité (Olivier){et de cul !}… Par vous (Michel), avec vous (Olivier), pour vous (Katalin), {Et entre nous aussi !}.

00:22 Xavier Dufour : Bonjour et Bienvenue dans ce nouvel épisode de « ça parle de cul » et « Entr’Nous », vous êtes dans l’épisode numéro 8 de « ça parle de cul » ou 36 de « Entr’Nous » qui est la suite de l’épisode précédent. 

00:36 Olivier Mageren : Alors, dans l’épisode précédent on a été questionner les hommes en micro trottoir pour savoir pourquoi il y avait moins d’inscriptions d’hommes aux activités sexo du Love Health Center depuis 3, 4 ans. En fait il y a toujours plus de femmes donc on était curieux, on était à votre écoute. Et dans ce nouvel épisode on complète et en fait on essaie de mettre tout ça en mouvement, d’aller plus loin dans la réflexion. Et mon intention personnelle c’est de vous inviter à vous mettre en mouvement simplement, à votre manière, de ce qui vous fait du bien, et de ce que vous pourriez faire pour un mieux-être relationnel et sexuel.

01:08 Xavier Dufour : C’est ça. Moi, moi je dirais que mon intention avec ce podcast, avec cet épisode maintenant Olivier, c’est : de donner des idées, des pistes pour que vous les hommes, vous puissiez vous sentir à l’aise et que vous puissiez commencer à vous mettre en marche pour vous intéresser ou pour développer votre propre éducation sexuelle, votre propre contrôle de votre corps. Mais en fait, on va continuer à utiliser des extraits audios, parce que je vous rappelle que dans l’épisode précédent, en fait on est sorti dans la rue avec notre micro et on a posé la question au mec « tiens, pourquoi vous ne vous intéressez pas ? » et on leur a aussi demandé « Qu’est-ce qu’il faudrait faire ? ». Mais avant qu’on commence ça, il y a un point dont j’ai envie qu’on parle c’est : qu’est-ce qu’on a déjà ? Qu’est-ce qui existe déjà ? Et ça, on en parlait justement avant de commencer l’enregistrement, c’est… En fait il n’y a aucun mec qui nous a envoyé chier quand on s’est pointé avec un micro devant des inconnus en mode « Coucou, tu veux bien nous parler de sexualité s’il te plaît ? » et ils ont été super ouverts. Je veux dire, vous aurez l’occasion d’entendre dans les extraits, mais moi je trouve que les gens ils nous ont dit des trucs assez incroyables et je trouve qu’il y avait pas mal de gens assez ouverts d’esprit en fait. 

02:14 Olivier Mageren : Ouais tout à fait, c’est vraiment étonnant et réjouissant parce qu’en fait avant l’expérience – parce qu’on s’est vu plusieurs fois par téléphone et en présentiel pour préparer tout ça, et donc ces 2 podcasts sont le fruit d’un travail de fond assez chouette, mais on allait vers l’inconnu – on s’est dit bon ok, on va aller questionner les hommes quand ils sont dans le parc, au soleil, en plein été à Bruxelles… Et en fait tout le monde a participé, on a eu aucun refus, les discussions s’allongeaient parfois. Effectivement on était étonné de se dire « bon, on va aller questionner les autres » parce qu’en fait on pouvait facilement passer une demi-heure par personne (Xavier Dufour : Ah ouais !), alors qu’en fait on voulait avoir un maximum aussi de témoignages, et en fait quasiment la plupart des témoignages apportent des tonalités différentes. Et il y avait aussi des répétitions qu’on va découvrir aussi (Xavier Dufour : C’est ça) lors de cet épisode. Et c’est réjouissant de se dire « Ben finalement, quand on va à la rencontre des hommes, ils se sont dévoilés en fait et ils ont été vraiment honnêtes et authentiques quoi »

03:03 Xavier Dufour : C’est ça. Moi c’est, je reviens là-dessus 2 secondes, mais une des raisons pour lesquelles j’ai commencé mon podcast – je ne sais pas pour toi, tu es sexologue – mais moi je suis un quidam, je suis pas du tout un gars qui travaille dans le milieu de l’éducation sexuelle et j’ai eu envie de faire ce podcast, et pourquoi ? Parce que quand je passais des soirées avec des potes et qu’on parlait comme ça, je me disais putain il faut qu’on s’enregistre, je me rendais compte que j’avais des potes, j’ai des amis, qui avaient besoin d’en parler, qui osaient en parler. Et c’est vraiment un truc, je me rends compte, les mecs on a souvent cette image qu’on n’en parle pas, qu’on est juste en mode « Ouais, je l’ai baisé et cetera ». Mais dès qu’il s’agit de parler un peu honnêtement et sincèrement, sans jugement, en fait il y a une ouverture. Les hommes s’ouvrent et en sont capables, et ça, je pense que c’est très important de garder en tête qu’il y a une volonté en fait, profonde, des hommes de pouvoir en parler. Ça c’est quelque chose en tout cas que moi, personnellement, je crois. Et on va commencer à parler un peu de quelles sont les solutions que l’on a pour permettre justement aux hommes de se sentir à l’aise et de le faire, d’en parler. Et la première chose que sont venus beaucoup d’intervenants, de gens à qui on a posé la question, spontanément, c’est la question de l’EVERAS. L’éducation à la vie relationnelle, amoureuse et – je sais plus si c’est sentimental où sexuel, le « s », on ne sait pas mais tant mieux (Olivier Mageren : C’est sexuel) et je vous propose d’écouter les extraits pour nous dire qu’est-ce qu’ils en pensent ? 

04:21 Anonyme homme 1 : « Moi personnellement je pense que déjà à l’école on doit apprendre, par exemple des cours de sexologie. Je pense que c’est déjà important de savoir aussi comment une meuf, une femme, fonctionne. On apprend, par exemple moi à 32 ans j’ai appris ça il y a quoi ? Il y a 4, 5 ans, où je me disais Ok, la meuf elle fonctionne comme ça, dans, si telle position…  on peut chercher plusieurs choses pour apprendre aussi le sexe… »

04:49 Anonyme homme 2 : « Et ensuite les sujets abordés, bah comme je dis, je pense que l’orgasme c’est quelque chose d’assez important, que ce soit plus abordé à l’école. Surtout, je pense qu’il y a un gros travail à faire également là-dessus parce que : apprendre à enfiler un préservatif sur une banane, bon c’est cool, mais on aimerait un peu savoir comment tout le reste fonctionne quoi. Donc je pense que c’est déjà des leviers majeurs sur lesquels on peut jouer. » 

05:13 Anonyme homme 3 : « Je suis prof, et je suis prof de morale, vous voyez vaguement ce que c’est ? Ok, donc je parle beaucoup de sexualité en classe. Ouais, ouais, beaucoup, parce qu’ils en ont besoin ! »

05:21 Anonyme homme 4 : « Je pense déjà : l’éducation. Il faut un certain âge, alors moi-même je l’ai eu à l’âge de 15, 16 ans où on nous explique un peu, un peu ce que c’est quoi, les relations sexuelles que tu peux avoir donc… Mais après voilà, je ne m’y connais pas vraiment dans le sujet donc il y a tellement de choses à apprendre. On a vu ça peut être une fois, à 15 ans, mais c’est un sujet une fois abordé pendant quelques heures et c’est fini. Mais c’est important, c’est comme comment savoir cuisiner, comment savoir, allez, vivre… Et je pense qu’on en fait pas assez de… Allez, on apprend le théorème de Pythagore qui ne sert absolument à rien mais on n’apprend pas quelque chose qui nous, qui nous était vital pour survivre. » 

06:00 Anonyme homme 5 : « Quand on voit maintenant les contenus sur, que ce soit Instagram, Facebook, peu importe, c’est : il y a une hyper sexualisation du corps de la femme et tout, et en fait c’est… Tout est faussé. Et on nous met, on nous présente la femme, ou même l’homme, hein, comme un objet en fait. Et les jeunes voient ça à longueur de journée, donc même si mon ami par exemple a un discours avec les plus jeunes, ben 30 minutes plus tard ils sont sur leur portable en train de surfer sur Instagram. Je peux parler cru ? Ils vont voir des gros culs, des gros seins, et cetera… Et ça y est, c’est, ils vont re rentrer dans la matrice et c’est ça qui compliqué.

06:33 Anonyme homme 6: « Là ce qu’on voit aujourd’hui sur Instagram… Par exemple moi j’ai enlevé Facebook, j’ai enlevé tout ça, parce que finalement on voit des choses… Enfin je veux dire j’ai des petites cousines et tout, je n’aimerais pas qu’elle grandisse en regardant ça. Et finalement, je sais qu’elles vont le faire parce que c’est la société et c’est, enfin, tout le monde à Internet aujourd’hui, tout le monde a le moyen de voir ce genre de choses. Moi, personnellement, ça me fait peur. Honnêtement quand je vois, aujourd’hui je travaille avec les jeunes, ça me fait vraiment peur de ce que je peux entendre et ce que je vois avec les jeunes d’aujourd’hui quoi ! »

07:03 Xavier Dufour : Et dans ces extraits ils sont beaucoup revenus avec idée de « Il faut commencer super tôt ». Je ne sais pas ce que toi tu en pense Olivier, mais il y a vraiment cette idée « il faut commencer tôt l’éducation à la sexualité ». 

07:13 Olivier Mageren : Ouais, on a reçu beaucoup de conseils différents et celui-là était vraiment répétitif, c’est à dire : comment impliquer les hommes ? Mais faut leur en parler le plus tôt possible, aller directement à l’école, parce qu’en fait l’homme ça passe par l’expérience, il veut se faire son expérience, ça passe par la pratique, c’est moins mental mais plus dans l’expérienciel. Et il faut nourrir l’imaginaire et donner davantage d’informations au plus tôt. Typiquement les âges qu’ils proposaient c’est 15, 16 ans en fait, de dire « allons-y quoi ! » (Xavier Dufour : C’est ça ? Et il y a vraiment ce côté…) ça va nous aider davantage. 

07:42 Xavier Dufour : Oui, il y a vraiment ce côté : les jeunes sont perdus, les jeunes sont paumés, ils ont du porno sous les yeux… Enfin, ils font leur éducation avec le porno et il faut changer ça parce que du coup ça biaise complètement les croyances et l’éducation. Et ça, j’ai rencontré des gens qui font de l’EVERAS et ils me disent effectivement que les jeunes ce sont des éponges, ce sont vraiment des éponges à information et du coup en fait, toutes les informations autour d’eux, ils ou elles, je pense surtout « il » pour les jeunes mecs Hein ! Ben ils vont vraiment les absorber très fort et ils vont se mettre à y croire fort. 

08:13 Olivier Mageren : Et tant que les réponses reçues dans les médias ou les réseaux sociaux plaisent ou confortent et que c’est confortable, et que ça fait du bien à entendre, ben finalement on va l’accepter, on va l’accueillir. Et comme disait une personne dans le micro-trottoir : c’est bien de faire de l’éducation mais en fait, quand ensuite ils retournent sur Instagram ou ailleurs, ou dans leur milieu, finalement est-ce qu’on… Finalement on recule en fait ! Et est-ce qu’on a vraiment intégré, on est pris au sérieux, est-ce qu’ils ont compris un message qui va vraiment les aider dans la vie et leur relation sexuelle ? Ou bien finalement ils vont rester un peu dans la norme ou dans la tendance, dans la mode actuelle, et ça c’étaient des inquiétudes qui ont été répétées, dont un extrait le témoigne. 

08:54 Xavier Dufour : C’est vrai que ça je m’en souviens, le gars il disait « Moi, j’ai peur pour mes cousines, j’ai peur pour les filles de ma famille, de ce qu’elles voient sur Instagram avec l’Hyper sexualisation et que ça devenait énorme ». Oui et il y a vraiment ce côté d’être très terrifié, de voir ce que ça a comme impact et qu’est-ce qu’on peut faire. Je veux dire, il y en a, moi je me souviens il y en a un qui disaient « Ouais, est-ce qu’il n’est pas trop tard, même pour les vieux ? » dans le sens : on ne peut compter que sur les jeunes ! Donc les jeunes, on compte sur vous, bonne chance ! Et… Oui ?

09:22 Olivier Mageren : Aussi ce que je propose pour les animateurs EVRAS donc les gens qui font de l’éducation sexuelle, par exemple en milieu scolaire, mais pas seulement. Vous pourriez poser cette question aux jeunes : « Vous, dans votre génération, vous êtes unique et spécifique, les tendances actuelles sont totalement différentes. Il y a quand même beaucoup de choses qui changent, et rapidement. Et les femmes évoluent et s’informent de plus en plus, vraiment, il y a un décalage, des frustrations qui vont peut-être apparaître. Mais comment vous, en tant qu’homme, vous allez vous construire de manière unique et spécifique avec votre authenticité quoi ? Sans accepter ce qui est là mais en écoutant vos vrais besoins et de créer du dialogue ? ». Parce que c’est vrai que j’ai fait plusieurs années d’EVRAS à l’école, et finalement on a tellement peu de temps, on a rarement abordé cette question-là. Et alors qu’elle pourrait être quasiment la question principale en 2022, en 2023, pour amener les hommes. Parce que je pense que y a énormément de besoins et aussi de créer de l’ouverture…

10:23 Xavier Dufour : Oui. Parce que ça, pour ce qui est de créer de l’ouverture, j’en parlait, moi jen avec mes amis. Nous allons l’entendre dans ces petits extraits, il y en a qui disent vraiment « ils en parlent entre potes ». Ils en parlent entre potes et « pourquoi en parler à un étranger ? ». Moi j’ai envie de dire honnêtement, à la limite que vous n’en parlez pas avec quelqu’un qui est externe ce n’est pas grave, mais parlez-en au moins entre pote !

10:40 Anonyme homme 7 : « En fait je pense qu’en tant que homme on découvre le sexe par la pornographie mais aussi par des discussions qu’on a avec nos amis, donc on est souvent plutôt plus ouvert que les femmes, et je pense que c’est à cause de ça qu’on n’a pas besoin d’entendre un autre gars nous dire comment faire l’amour à sa copine hein »

10:58 Anonyme homme 8 : « Je pense que c’est important d’être avec des gens qu’on apprécie, enfin, j’ai plus tendance à parler de ça avec mes potes. Enfin, pour nous c’est un sujet qui est assez, comment dire, débridé sur ce sujet-là. Donc j’aurais moins tendance à en parler avec des inconnus. Franchement parler de mes problèmes ou de ceci et cetera, j’aurai plus tendance à me confier à des amis. C’est pour ça que peut-être je n’aurais pas tendance à me tourner vers des groupes. Donc peut-être, il faudrait encourager le travail de groupe ? Je ne sais pas. »

11:28 Xavier Dufour : Il y a également le fait que y a la création médiatique ! Aujourd’hui il y a ces podcasts que vous êtes en train d’écouter, vous êtes géniaux de nous écouter d’ailleurs. Mais l’éducation sexuelle ça peut se faire par plein de milieux. Est-ce que toi tu crois qu’on peut faire quelque chose dans l’éducation sexuelle dans… Où est-ce qu’il y a encore de l’espace, d’après toi Olivier, pour pouvoir créer des contenus pour pouvoir éduquer ? 

11:51 Olivier Mageren : Et bien à la fois, dans les commentaires qu’on a reçus et on décrypte aussi – on lit entre les lignes – il y a le côté fun ! Je pense qu’effectivement la plupart des hommes ont dit « oui, mais nous on a envie de trucs simples, rapides et efficaces et aussi fun : on veut s’amuser, on veut rigoler, on veut draguer, on va être dans la simplicité du moment ». Et c’est vrai que quelque part ça me donne des pistes de réflexion pour les créations du Love Health Center : comment amener davantage de fun et de plaisir, quelque chose de léger en fait, qui est bon enfant ? Voilà. De prendre plaisir, d’être moins dans la réflexion, de peut-être se contenter de ça, mais déjà ouvrir le dialogue c’est déjà puissant !

12:29 Xavier Dufour : C’est ça. Il y en a qui ont parlé vraiment qu’ils regardent genre des Tik Tok. Aujourd’hui Tik tok c’est beaucoup connu pour « bah les trucs à la con et tout » mais il y a également l‘EVRAS, il y a des influenceurs, influenceuses aussi, qui prennent le lead sur Tik tok. Là on a quelqu’un qui nous a parlé de « Combini » qu’il regarde des Combinis. Ça devient, l’éducation, la libération de la sexualité devient un sujet de plus en plus prédominant, dans les médias on va dire mainstream ou les médias de consommation rapide pour le formuler ainsi, c’est à dire les réseaux sociaux, les petites vidéos courtes. Est-ce que toi tu crois que ça suffira ? 

13:02 Olivier Mageren : En tout cas ça aide énormément au mouvement global, et comme certains l’ont dit dans le micro-trottoir, c’est aussi collectif, donc le collectif change… Mais je pense qu’évidemment ça démarre de l’individu. L’individu implique le collectif et vice versa donc je veux dire que tout est intriqué et tout ce qui est fait collectivement, rapide et simple, mais de qualité évidemment va aider. Mais de garder l’ouverture, si on garde toujours cette curiosité de dire que : face à quelqu’un, nous on est en permanence en train d’évoluer, de changer et de s’éveiller et l’autre aussi. Et qu’en fait l’ouverture qu’on reçoit et la simplicité… Décomplexer en fait le dialogue, il faut le garder tout au long, il faut le cultiver je pense cette manière de décomplexer. Et de savoir qu’il n’y a jamais rien d’acquis, que c’est toujours en train d’être changé et qu’on peut être impacté. Et qu’à travers la vie, les étapes de la vie, il y a d’autres opportunités aussi. Plutôt que les outils il y a aussi les étapes de la vie qui sont favorables aussi, pour les hommes, à venir s’impliquer dans le fait de s’informer, d’avoir une vie sexuelle plus satisfaisante. On parle évidemment de l’EVRAS on va dire (Xavier Dufour : A l’école ouais) à l’école mais entre autres, tu disais : la périnatalité, évidemment ! (Xavier Dufour : Oui).

14:06 Xavier Dufour : Mais oui ça c’est vrai qu’on parle beaucoup d’éducation sexuelle à l’école et moi je trouve qu’il y a raison. Mais c’est vrai que je ne suis pas très sûr de voir beaucoup de sujets autour de moi sur la sexualité au travers de l’âge, et je veux dire l’âge : de ton avancée dans la vie. Je me souviens vraiment d’ailleurs avoir, quand j’ai posé la question à des amis, tiens – et là c’était une fille qui m’a répondu – quand je demandais ce qu’est un sujet que tu voudrais voir aborder dans mon podcast ? Elle m’a dit : la sexualité en périnatalité justement. Je ne l’ai pas encore fait, j’espère le faire un jour cet épisode, il sortira dans le futur, venez l’écouter. Mais c’est vrai que notre sexualité évolue au cours du temps. Je veux dire, Tu nais, tu es un être asexuel, parce que quand tu as un enfant moi je pars du principe que ouais : tu n’as pas de sexualité. Et puis tu découvres ta sexualité avec la puberté. Et puis tu découvres bah pour les mecs l’éjaculations, pour les femmes les règles malheureusement… Et tu commences à la découvrir. Et tu commences à, je ne sais pas – tu pourras me dire toi en tant que Sexologue comment ça se fait – mais tu arrives à te créer une sexualité. Elle n’évolue pas mais tu arrives à un niveau stable. Et puis dans ta vie tu vas avoir des changements et la périnatalité s’en est un ! Ben c’est quand la femme a accouché, elle a fait un enfant, et en fait… Bon, d’un elle est fatiguée parce qu’elle accouche de 9 mois, elle est fatiguée, on ne peut plus…Tu as un bébé qui dans certains cas pleure, et tout ça en fait ça a un impact sur la libido et sur la relation sexuelle dans le couple. 

15:37 Olivier Mageren : Tout à fait. Pour revenir aux étapes de la vie, c’est sûr, la sexualité elle est omniprésente, elle est déjà in vitro (Voix les crapules 1 : In vitro ?? – Voix les crapules 2 : Je crois qu’il veut dire in Utéro) mais c’est vrai que majoritairement, culturellement et dans la norme, c’est vrai qu’à la puberté il y a un éveil évident dû aux hormones. Mais là sexualité elle est toute la vie, elle ne s’arrête pas, elle est indépendante de la fertilité et c’est important d’en être conscient. Parce que je veux dire, pour les parents qui nous écoutent, sachez justement quand on parle de périnatalité, c’est tout à fait normal que des enfants très jeunes et même à l’école gardienne (Xavier Dufour : Ils n’entendent pas parler de ça) ont des activités – on va dire – de type sexuel en fait, à leur niveau de découverte du corps et du génital et que c’est tout à fait normal, et ça fait partie de la construction. 

16:17 Xavier Dufour : Oui, c’est vrai que y a cette histoire des enfants à 3 ans qui commencent à se toucher mais c’est tout à fait normal en fait !

16:22 Olivier Mageren : Ouais c’est des phases très habituelles, à 3 ans il y a souvent un pic en fait de curiosité qui est sain et qui est, voilà, il ne faut pas le voir avec des yeux d’adulte nécessairement mais (Xavier Dufour : Tout à fait) l’enfant s’éveille à lui-même et aux autres, et la périnatalité c’est un levier important. Et moi j’ai fait des cercles de parole en périnatalité et là aussi je constatais qu’il y avait plus de femmes que d’hommes. On se dit c’est quand même dingue ça ! Je veux dire que c’est quand même un moment, j’invite les hommes vraiment à se poser la question d’agir de manière proactive et de s’impliquer, ça fait plaisir à tout le monde, à soi, à l’autre, au couple, et aussi au foyer et à la famille qu’on est en train de construire… Et de se donner de la priorité et du temps à ça. La périnatalité c’est vraiment une période qui chamboule énormément la sexualité. Pour certains c’est un booster, ça l’améliore, même s’il y a des phases de fatigue de « le bébé ne dort pas » ou de simplement de nausées ou quoi que ce soit. Mais globalement avec les hormones ou autre parfois ce sont de très belles périodes. Pour d’autres c’est une difficulté et on garde ça en soi et on croit que c’est mieux ailleurs, ou que c’est plus simple, ou que le problème c’est la femme et qu’en fait c’est, indépendamment de l’autre c’est une possibilité de l’accueillir et d’oser en parler. Donc moi j’invite, j’aimerais bien avoir beaucoup plus d’hommes, se poser des questions en périnatalité c’est à dire quand ils savent qu’ils vont être parents et que leur compagne est enceinte, au moment où : la période après l’accouchement et les premières années après, parce que c’est vraiment une période très délicate pour les 2. Et j’aimerais vraiment que les hommes viennent. Et puis tu parlais avec l’âge, effectivement un autre moment évident : ben on parle de ménopause, d’andropause… L’andropause est peut-être pas mal questionnée, il n’y a pas vraiment de consensus, mais en tout cas il y a quand même des effets avec l’âge qui sont évidents pour l’homme (Xavier Dufour : Alors…) et la femme sa ménopause arrive systématiquement et là effectivement moi je suis consulté par des femmes qui se posent des questions à ce moment-là. 

18:09 Xavier Dufour : Et alors pour les gens qui ne le savent pas, en fait andropause ça correspond à la perte de fertilité chez l’homme. Chez la femme il y a la ménopause qui est naturellement due au fait qu’il n’y a plus d’ovocytes, d’œuf pour féconder, chez l’homme ce n’est pas le même processus mais à un moment tu n’es plus fertile non plus. Et ça c’est, on ne le dirait pas, mais ça peut avoir un impact sur notre rapport à la sexualité et sur votre libido. Et justement, oui ton rapport à la sexualité va évoluer, et on en parlait avant, que soit tu peux avoir une attitude proactive, soit réactive. Et ça j’ai envie de vous dire les mecs, si votre copine va accoucher, et que vous vous rendez chez le gynécologue, vous vous rendez chez des professionnels de santé, ne craignez pas de demander de façon anticipative comment faire s’il y a une baisse de libido, comment je fais pour garder une vie sexuelle épanouie ou qui, moi, me convient bah avec l’impact de cette natalité. Parce que soit tu peux essayer de prendre à l’avance, te préparer, soit tu réagis au moment où c’est là. Et je me souviens toujours de cette citation, on était allé à une conférence avec des sexologues qui parlaient et il y en a un qui disait « le problème avec nous les sexologues, c’est que les gens viennent nous voir quand c’est trop tard ». Ça m’avait tué parce que c’est vrai, souvent tu fais appel à un sexologue parce que ta vie sexuelle ne va pas bien. Mais n’hésitez pas à aller faire un check-up chez quelqu’un comme tu ferais un checkup à 30 ans chez le médecin pour vérifier un peu. Et ça on peut réagir au moment où c’est là, mais est-ce que tu n’es pas d’accord toi Olivier qu’on gagne beaucoup plus à être anticipatif que réactif sur les problèmes que l’on peut avoir dans notre sexualité ?

19:44 Olivier Mageren : Tout à fait. Moi je pense qu’il n’est jamais trop tard évidemment mais parfois il est très tard. Mais en tout cas j’invite vraiment à être proactif et de changer de paradigme, de manière de voir le monde, et de voir soi-même, et la sexualité, et la relation, dans le sens où avant… Je dirais qu’il y a une manière de fonctionner, qui est un peu classique à l’heure actuelle, c’est qu’on essaye d’éviter un problème, on n’est plutôt dans la réaction quand il y a une difficulté, on agit. Donc l’homme se met peut-être en mouvement, comme la femme hein, par rapport à des douleurs, des difficultés, de la souffrance, des problèmes et / ou de l’inconfort… Ok, ça peut être une motivation. Mais franchement, et si on changeait de paradigme et qu’on partait du désir ? Parce que le désir il est omniprésent, il est très subjectif, et il est plein de vitalité, et de joie, et de confrontation à grandir et s’épanouir. Et si on en devenait acteur, qu’on rêvait notre vie, qu’on rêvait nos relations, qu’on essaie de la créer, de donner les outils, d’anticiper sur ce qui va arriver ? Comme tu le dis, avec l’âge parfois la femme a beaucoup plus de libido que l’homme ou l’homme voit sa libido chuter. Mais est-ce qu’on doit le subir plutôt que quelque part l’accompagner, savoir que ça va arriver et qu’il y a plein de manières déjà d’enrichir son bien-être et donc d’agir consciemment, de dire j’ai envie de… ? (Xavier Dufour : Tout à fait). Et pas attendre qu’il y ait un problème parce que parfois, c’est peut-être un outil puissant pour les hommes, c’est que dans les témoignages, les micros-trottoirs du premier épisode, ils nous ont dit « Ouais mais, on n’est censé savoir, on a un peu de honte, on ne veut pas le dire, on ne veut pas montrer qu’on a des faiblesses » on s’en fout de tout ça ! Ok ça peut être là, mais tu as envie de construire quoi dans la vie ? Et comment tu vas le créer ? Et là on ne regarde pas une approche problème ou finalement on se culpabilise, on est honteux, on dit : « J’ai un désir légitime, j’aimerais aller dans cette direction-là, je pars de là, comment tu peux m’accompagner à y aller ? ». Que ce soient vos amis, n’importe quel type de thérapeute ou sexologue, osez construire en fait, et rêvez votre relation. Si vous la rêvez, vous pouvez la créer. Si vous ne la rêvez pas vous allez la subir, vous allez être changé par les évènements. 

21:43 Xavier Dufour : Tout à fait, ça c’est complètement vrai. Et à ce propos, j’aimerais qu’on écoute ce petit extrait, on a posé la question à une femme « Tiens, et si ton mec il te pose des questions et tout, comment tu réagis ? ». Et je trouve que bah ça dit tout : 

21:54 Anonyme femme 9 : « Ben je pense déjà beaucoup d’écoute, je serai compréhensive, je pense qu’on rencontre tous nos difficultés et il n’y a pas de jugement à avoir. Et c’est peut-être ça aussi le côté… Je pense que la part de la communication vient en fait du fait qu’on a toujours peur que l’autre nous juge, alors qu’au fond si on est bien avec quelqu’un il n’y a pas de raison que la personne nous juge. Donc je pense que ouais, beaucoup d’écoute et de compréhension. Et que peut-être que moi aussi bah je ressens certaines difficultésque je n’aime pas et que j’aurais envie de partager »

22:17 Xavier Dufour : Et dans un autre registre, une question qu’on a posée aussi, donc le problème – là on s’est surtout adressé à la question du rapport à l’éducation, du rapport à la société par rapport à ça – Mais finalement est-ce que les sujets, est-ce que les conférences, est-ce que le contenu autour de la sexualité, intéresse les hommes ? Et là je veux dire, personnellement, moi je me suis rendu à un atelier autour de la sexualité et c’était sur l’orgasme des hommes, et là c’était le contraire : j’avais 80% d’hommes et 20% de femmes. Et on a posé la question aux gens, vous allez l’entendre dans ces petits extraits, qu’est-ce qu’ils aimeraient avoir comme sujet à entendre ? 

22:56 Anonyme homme 10 : « Bah par exemple des sujets que m’adresserait moi, bah bon c’est clairement très axé sur le corps masculin et la sexualité masculine, mais je dirais par exemple l’évolution de la vision du sexe masculin, l’histoire de l’orgasme, l’importance de l’orgasme et la vue sur la sexualité masculine. »

23:17 Anonyme homme 11 :« Tu vois ? Non, mais moi je ne suis pas là pour ça, moi j’ai envie de rigoler, de m’amuser. » 

23:23 Anonyme homme 12 :« Ouais, bah pour répondre à ta première question c’est ça, je pense que c’est d’une part généraliser tous ces contenus sur les réseaux sociaux, des vidéos, des choses qui sont assez accessibles. Et pourquoi pas que les hommes prennent la parole tu vois ? Parce que ce sont principalement les femmes qui expliquent comment ça se passe, mais peut-être que le fait que ce soient des hommes qui en parlent ça va peut-être attirer d’autres, d’autres garçons aussi. » 

23:42 Anonyme homme 13 : « Mais j’ai l’impression qu’un homme gay, serait beaucoup plus enclin à participer à ce genre de séance. Parce que je pense qu’on serait beaucoup plus intéressé de découvrir justement d’autres trucs, tester un peu d’autres choses que l’homme hétéro… pas nécessairement moi mais…»

23:56 Anonyme homme 14 : « En fait, on n’a parlé de ça aujourd’hui. Donc moi je demanderai aux hommes qu’est-ce que vous voulez et qu’est-ce que qu’est-ce que vous kiffez sexuellement ? Est-ce qu’il y a un truc ? Parce qu’on n’est pas tous pareil ! Donc en comprenant ce qu’il cherche je proposerais ce qu’ils… Genre quelque chose de mieux pour eux. Parce qu’on a tous des envies, comme on dit, on a tous des kiffs différents. »

24:14 Anonyme homme 15 : « Ce n’est pas la taille qui compte comme j’ai dit, parce qu’il faut savoir, (Autre intervenanthomme : Non c’est la façon de bouger), voilà. Non le sexe ce n’est pas juste (Autre intervenanthomme à nouveau : Ben on a tous baisé hein ?) non, non, non, non, non, non. (Olivier Mageren : Mais alors si c’est la façon de bouger, il suffirait que je fasse des cours de danse pour que les hommes viennent voir) »

24:28 Xavier Dufour : Et ça Olivier, je ne sais pas ce que toi tu en penses, de quelles seraient les sujets que tu pourrais proposer dans les ateliers qui s’adressent exclusivement aux hommes, qui vraiment pourraient vraiment intéresser les hommes. Qu’est-ce que tu as en tête ? 

24:38 Olivier Mageren : Alors effectivement ma première question c’est – c’est pour ça que je j’ai créé ce micro trottoir avec toi – c’est cette motivation d’être à l’écoute et de comprendre l’unicité. Parce que moi je trouve beaucoup de passion et de plaisir à faire des activités qui sont aussi non genrées. Bon, même si parfois on peut croire qu’elles sont gênées, elles ne le sont pas, la plupart des activités sont aussi mixtes. Et de dire de quoi en fait les hommes sont-ils en quête ? Dites-le-nous, moi ça me donne envie, simplement à l’écoute, de faire des moments plus simples, d’être davantage dans la rue, d’être de manière informelle comme : le micro-trottoir peut se transformer en un moment de rencontre avec les hommes. Pendant quelques années j’ai fait le « vélo-sexo » à Bruxelles, c’est à dire que je plutôt que de rester dans mon bureau en plein été, quand il fait chaud, alors que tout le monde est dehors. Mais je sors dehors, avec un vélo pliable un peu comme à la plage et une affiche « vélo-sexo » (avec l’accord de la police, des parcs et de la ville de Bruxelles), c’est vraiment génial. Et donc je vais accoster les gens, donc je suis là et j’ai remarqué que c’était toujours plus facile d’aborder…Allez, enfin – quand j’ai commencé à ça il y a 3,4 ans – quand on est à deux, hommes et femmes, que quand j’étais tout seul. Mais l’expérience que j’ai eue avec toi a vraiment changé la donne aussi, de me dire « Mais en fait là, l’accueil était spontané, naturel, facile ». En plus y avait une contribution, comme si l’homme voulait aussi agir, pas juste réfléchir à quelque chose de manière un peu genre « la masturbation mentale » si on veut hein, on peut en rigoler. Mais c’est de dire non, non, concrètement, je contribue, ça me fait plaisir de contribuer à ton à ton podcast, à me poser des questions, à contribuer au bien-être des autres hommes, à voir comment moi je pourrais évoluer. Et donc il y avait un dialogue très informel qui, quelque part, met les choses en mouvement et c’est un peu l’objectif de l’ASBL : c’est d’oser parler de sexualité, mettre les choses en mouvement. Donc je me dis des choses simples et rapides, et accessibles, peut-être avec des micros-capsules qu’on enregistre avec ceux qui veulent, ou à l’issue d’une interview ou d’un micro-trottoir, de dire « Bah tiens j’ai pensé à un conseil, j’envoie un conseil aux hommes, sur une thématique bien précisé ». Donc ça me donne beaucoup de pistes de réflexion et donc vraiment je vous invite, parce qu’ici on n’a pas le temps de tout aborder mais on a abordé déjà quelques éléments qui peut aider tout un chacun j’espère, dites-nous ce dont vous avez envie, que vous soyez homme ou femme, où homosexuel ou quoi que ce soit, écrivez-nous, envoyez-nous des messages audios, à Xavier à moi… Enrichissez l’univers collectif pour qu’on rêve en fait. Je parlais avant de nouveau paradigme, faut rêver les nouvelles relations, bah faites-nous rêver de ce qui serait bien à créer. Parce que si je fais une formation, je ne sais pas, un atelier où il y a de la nudité, de rapport génital et qu’en fait c’est tellement confiant qu’il n’y a personne… quelque part je perds mon temps et je loupe ma cible. Alors que les hommes veulent quelque chose de pragmatique, de concret et donc où trouver en fait le… il n’y a que vous qui pouvez me le dire.

27:13 Xavier Dufour : C’est ça, moi j’aimerai vraiment avoir des retours des gens, auditeurs, auditrices, surtout auditeurs du coup, qui écoutent ce podcast, pour nous dire qu’est-ce que vous aurez envie qu’on aborde. Pareil pour moi, qu’est-ce que vous avez envie d’entendre dans ce podcast ? Je suis à votre service, Mesdames et Messieurs. Mais j’avoue que j’ai déjà pensé à qu’est-ce qui intéresse les hommes et je me suis souvent rendu compte que… En fait, je vais commencer déjà par la base, c’est : les sujets qui s’intéressent exclusivement à la sexualité masculine comme j’essaye de le faire un peu dans mon podcast, ben t’as genre quoi, tu as l’orgasme prostatique, tu as l’orgasme masculin et tu as souvent un peu la question de comment tenir plus longtemps, par exemple, pour les hommes. Et c’est là que je me suis rendu compte que déjà le rapport des hommes à la sexualité, il est différent que celui des femmes. J’ai un exemple qui est assez incroyable c’est que bon, à une époque, je suivais des contenus autour de « comment draguer » on va dire hein. Des Pick up artistes, il y en a qui s’appelait Nicolas Dolto et le gars c’était le premier à avoir fait des vidéos en rue où il se faisait filmer en train d’aborder les femmes pour les séduire. Écoutez, vous en jugez ce que vous voulez, mais mon point intéressant c’est que le même gars, maintenant, il est devenu « Yann Piette » sur Youtube et il fait la même chose pour les femmes. Il explique aux femmes comment séduire, des conseils de relation aux femmes. Et alors ce qui est hyper intéressant c’est que ce n’est pas les mêmes problématiques qui sont abordées, ce n’est pas les mêmes sujets. Chez l’homme il y a toujours un peu ce côté performatif de comment séduire les femmes, comment essayer d’en pécho plein. Là où pour ce qui est des questions qu’il pose aux femmes c’est plutôt « comment faire en sorte que mon mec soit le bon. Comment m’assurer qu’il s’intéresse à moi ? ». Et donc il y a vraiment je crois ce fait que, aujourd’hui, hommes et femmes nous n’avons pas le même rapport à la sexualité et donc pas les mêmes questions, pas les mêmes intérêts. Et c’est vrai qu’aujourd’hui, on en parlait dans l’épisode précédent, du fait que l’éducation à la vie relationnelle, donc l’EVRAS, est un milieu surtout « leadé » par les femmes, par le mouvement du féminisme ouverture à la sexualité. C’est une chose très bien mais je me pose la question, du coup de : est-ce qu’il y a une proportion suffisante de sujets qui sont centrées par et pour les hommes. Et qui leur permettent du coup d’être pour eux, et d’abord des questions que se posent vraiment ? Alors bien sûr qu’il y a des questions qui concernent les deux sexes, mais je j’avoue que quelquefois je peux comprendre totalement que pour un homme se pointer à une conférence sur le clitoris ça l’intéresse moins, parce qu’il se dit « ce n’est pas mon corps, ça ne me concerne pas ». Je pense qu’il a un petit peu tord là quand même là-dessus, mais je peux comprendre la logique et la démarche là-dedans. Je ne sais pas ce que toi tu en penses ?

29:37 Olivier Mageren : Ouais et aussi j’ai envie d’inviter les gens à être curieux. Autant ils peuvent être curieux de leur, ou le, où la partenaire dans leur relation, et c’est plus important « ce que vous ne savez pas » que « ce que vous savez », et aussi quand il y a des propositions d’activités, faites confiance aussi aux professionnels. Moi j’ai des gens qui sont nés, ils ont 50 ans, ils disent « Ah, on a parlé du génital, je viens, mais… Qu’est-ce qu’Olivier va m’apprendre sur cette thématique ? Franchement j’ai 50 ans et j’ai déjà fait plein de fois l’amour, j’ai des petits enfants, et on va me parler du génital ». Et la personne dit « Ah c’était fantastique, je ne pensais pas en apprendre encore autant et ça enrichit tellement mon univers ». Parce qu’en fait qu’on enrichit notre univers, notre compréhension et nos images, on change notre comportement. Il n’y a rien à modifier, il n’y a rien à transformer, il n’y a rien à vouloir, il n’y a pas de réaction, il y a juste s’enrichir et se dire « Purée, je peux encore apprendre, même sur les questions du génital à un âge avancé ». Et c’est cette question de curiosité, et ça peut être sûr n’importe quelle thématique. Et puis on met le pied à l’étrier, on se rend compte que… Enfin, tu me parlais du tantra, je te laisse la parole… 

30:42 Xavier Dufour : Oui, ben oui ! Ça on en parlait justement que, aujourd’hui, déjà, on parlait justement au début de c’est quoi les avantages qu’on a et qu’est-ce qui est bien ? Mais en fait, je ne sais pas si vous savez, le tantra on fera d’ailleurs un épisode aussi là-dessus, d’ailleurs tu as un épisode sur le tantra sur ta chaîne pas vrai ? 

30:55 Olivier Mageren : Heu, pas encore ! (Xavier Dufour : Ah ?). J’ai fait un podcast avec une ancienne pratiquante de tantra et j’ai l’intention de le faire ultérieurement mais je cherche encore l’approche et le temps de le construire, mais il viendra, il est…

31:07 Xavier Dufour : Ah ben écoutez quand il arrivera ! Mais pour les gens qui veulent savoir, le tantra c’est une pratique qui vient d’Asie et qui aujourd’hui, en Europe, et surtout transformée un peu en approche des évènements personnels par rapport à la sexualité, avec un regard un peu sacré sur celle-ci. Et donc tout ça pour dire que ce sont des ateliers où vous allez typiquement apprendre à un peu mieux le relationnel avec votre corps, avec votre partenaire. Ce ne sont pas toujours des choses « sexuelles » ne vous en faites pas, si un jour vous voulez aller à un atelier, regardez pour ce qui est du tantra blanc. Mais donc il y a de plus en plus d’hommes qui s’y intéressent. Ça auparavant, il y a je crois 10 ans, les gens se plaignaient qu’il n’y a pas d’homme, il n’y avait que des femmes dans ce genre d’atelier, aujourd’hui, on arrive à une certaine parité. Moi-même pour être allé à quelques ateliers de tantra à Bruxelles pour voir et bien il y avait plutôt une bonne parité. Donc ça veut dire qu’ils ont réussi, dans ce milieu-là, à trouver quelque chose qui intéressé les hommes et à faire en sorte qu’ils se sentent inclus et qui puissent venir. Et moi, franchement, c’est tout ce que je souhaite, c’est qu’on puisse atteindre le même statut en général dans le reste de la société, dans le reste des activités. 

32:07 Olivier Mageren : Et j’aime bien la phrase que tu partageais tout à l’heure en disant « Ben, on invite les hommes à oser mettre un pied » (Xavier Dufour : Ouais), un pied dans un atelier de tantra, d’aller juste voir… Je trouve que c’est une belle image, c’est chaleureux, c’est sensuel, c’est présent, c’est simple, c’est aussi une expérience et totalement décomplexée, allez voir si ça vous parle un petit peu. Parce que comme tu le dis, c’est ça qui est chouette dans le podcast, on peut révéler des choses que les gens ne voyaient pas, c’est un peu invisible pour les gens qui ne sont pas du milieu. Mais il y a 10, 15 ans, la parité était souvent une difficulté homme-femme dans les inscriptions des ateliers, aujourd’hui non, c’est vraiment là et dans les dernières années c’est de plus en plus facile. Et donc il y a vraiment des tendances et des changements qui sont déjà là et qui sont juste à féliciter (Xavier Dufour : Continuer) et à encourager aussi. Et ça fait plaisir en fait d’entendre ça (Xavier Dufour : Tout à fait, donc, oui ?). Il y a un autre élément qui me vient à l’esprit : je trouve que ça appelle aussi à notre idée de masculin, c’est d’être un peu aventurier, d’oser, de se confronter, d’être à la rencontre de soi, et donc aller oser mettre le pied dans un atelier, quelque chose qui nous parle hein ? Il faut quand même un désir, une motivation, quelque chose qui nous appelle. Mais osez faire le pas, je crois que c’est un énorme cadeau que vous vous faites, et à tout le monde, et aux gens que vous allez rencontrer. Et de me dire qu’aujourd’hui en tout cas, moi dans mes consultations, j’ai quasiment autant de femmes quelque part, je ne vais pas dire qui se plaignent, mais en tout cas qui constatent qu’ils ont beaucoup plus de libido que leurs partenaires. D’hommes qui ont plus de libido que leurs partenaires féminines. J’ai très peu de, enfin je ne peux pas faire cette constatation pour les couples homosexuels puisque c’est totalement différent comme dynamique hein, ce que je veux dire c’est qu’il y a un partenaire qui a plus de libido que l’autre tout simplement. Et par contre je pense qu’avec le fait que la femme est actuellement beaucoup plus active, présente, créatrice, et qu’elle va vers sa souveraineté, et qu’elle revendique du plaisir, de la joie, et des relations de qualité. Mais elle attend, quelque part, à ce que l’homme puisse avancer aussi avec – main dans la main – et de découvrir ensemble. Et je pense que cette tendance elle va augmenter dans les années à venir, je pense qu’il y aura de plus en plus dans mes consultations, certainement des femmes qui quelque part, sans qu’elles aient plus de libido, et que finalement ben l’homme il y en a peut-être moins. Et qu’est-ce qui se passe si un jour je suis confronté à une femme qui a plus de libido que moi, c’est plutôt… 

34:25 Xavier Dufour : Ben déjà je peux vous le dire à vous les mecs, bah c’est pas grave spécialement, c’est quelque chose à devoir arranger, mais ça ne veut absolument rien dire sur votre valeur, sachez-le. C’est… 

34:36 Olivier Mageren : Donc mettez-vous en mouvement parce que je pense que c’est pour se faire du bien et d’éviter des frustrations qui peuvent être totalement éviter, et où la relation peut être d’autant plus authentique. Et savoir que les femmes sont vraiment, vraiment, en mouvement à l’heure actuelle, donc autant avancer avec ce qui vous plaît, ce qui vous motivé !

34:52 Xavier Dufour : Tout à fait. Donc moi je crois, c’est là qu’on va terminer cet épisode, c’est de dire : « N’ayez pas peur d’essayer de faire un pas dans cette direction ou d’apprendre si vous êtes curieux, si vous avez envie. Parce que de toute façon vous serez bien accueilli ». Croyez-moi en général vous serez bien accueilli, et je peux vous dire, à titre personnel, que par exemple : oui, quand j’en parle autour de moi, les femmes elles sont hyper contentes de voir qu’il y a moi ou qu’il y a d’autres hommes qui s’intéressent à ce sujet. Donc sentez-vous invité et bienvenue à le faire !

35:22 Olivier Mageren : Et ça rejoint cette idée de changement de paradigme pour moi où, aller vers votre désir, c’est quand même un peu comme une maison une relation. Tiens, on se dit « on ferait bien une baie vitrée, une véranda, ou un jardin, on ferait ceci, on fait cela, on change les couleurs », c’est vivant, on a envie de se projeter, on a envie de créer l’environnement et une relation sexuelle c’est ça aussi ! C’est se projeter et de la créer en fait, plutôt que d’attendre où considérer que c’est l’autre qui va changer ou qu’on n’a rien à découvrir. Alors que je vous assure que dans la pratique tout le monde a à découvrir hein ! Même les professionnels comme moi en on reste curieux et on découvre tous les jours qu’on a toujours de nouvelles choses à découvrir. 

35:57 Xavier Dufour : C’est ça, dans ta relation tu mets ce que tu veux, et crois-moi que commencer à choisir ce que tu mets dedans ça te permet de la vivre pleinement et pas de la subir. Et donc que ce soit ta relation amoureuses ou sexuelles surtout ! Parce qu’ici on parle de cul. 

36:12 Olivier Mageren : Et heu, aussi en partie de la conclusion, si tu me permet Xavier (Xavier Dufour : Oui je t’en prie), ça m’a donné envie d’en découvrir davantage sur d’autres pays et d’autres cultures. Parce qu’ici on fait un micro-trottoir ici à Bruxelles, mais je serais vraiment curieux de découvrir ces mêmes réponses si je me permettais de voyager à travers le monde et de poser ces mêmes questions. Qu’est-ce qui se passe dans les autres cultures, les autres pays ? 

36:32 Xavier Dufour : On va faire un crowdfunding pour financer, pour faire un tour comme ça, et poser la question à tous les hommes de toute l’Europe et du monde entier ! 

36:39 Olivier Mageren : Et une autre conclusion que j’ai envie aussi de partager c’est : les 2 partenaires pour moi ont une contribution similaire équivalente dans la relation et surtout, surtout dans la sexualité. Et quelque part c’est un cadeau de se rencontrer, à cet endroit-là, qui a vraiment un double cheminement à faire et ça part de soi. Et aussi, ben on ne peut pas agir pour autrui, nous, Xavier, il peut faire 10000 podcasts… Si personne ne les relaye, ils vont rester là. Alors qu’en fait ça peut aider beaucoup d’hommes avec beaucoup de couples, beaucoup de femmes, voilà, beaucoup d’humains hein ! Et nous on peut juste être disponible en fait, aux besoins, il faut être sollicité, il faut être questionné, nous on est juste là, présent. Mais c’est à vous d’agir, on ne peut pas – on peut espérer et rêver une nouvelle société, de nouvelles relations – mais ça demande à chacun de, ouais, de se mettre en puissance en fait par rapport à ça. 

37:33 Xavier Dufour : Et c’est pour ça qu’on vous demande de mettre 5 étoiles à ce podcast s’il vous a plu, agissez, mettez nous 5 étoiles pour nous faire monter dans les stats et que les gens écoutent et nous regardent. 

37:42 Olivier Mageren : Ouais. Et alors un autre élément aussi dans ces élucubrations et ces réflexions qu’on a eu ensemble, des éléments de conclusion pour moi, c’est de se dire que on a tous une intériorité hyper forte, qu’on soit – quelle que soit notre genre et notre préférence, et nos activités sexuelles – on a tous une intériorité ultra forte qui va tout gérer. Parce qu’on a un corps mais ce qui fonctionne c’est la tête qui va le mettre en mouvement. Et ça c’est vraiment quelque chose qui nous relie en fait, peu importe notre genre, qu’on soit homme ou femme. Et donc que les hommes puissent se décomplexer, de se rendre compte qu’en fait l’univers intérieur est ultra fondamental et là on peut se rencontrer. Peu importe notre sexe, avec tous nos désirs, nos faiblesses, nos questionnements, nos incertitudes, nos maladresses, nos découvertes, notre connaissance, nos expériences, et donner de la place d’avantage à notre intériorité dans le couple ou dans la relation.

38:35 Xavier Dufour : Tout à fait. Et donc c’est sûr ces super belles paroles qu’on va vous dire au revoir pour ce podcast, que cette superbe collaboration à deux s’achève. Ça m’a fait super plaisir en tout cas de faire ça avec toi. Oui ?

38:48 Olivier Mageren : Oui, moi aussi j’étais super, super content et je pense qu’il y a encore d’autres productions derrière. C’est juste magnifique toutes les réflexions, qu’on soit ensemble, et les possibilités de création, on a envie d’être de plus en plus d’hommes aussi à cocréer ce nouveau monde. Et je me dis, mais plutôt que d’amplifier les normes actuelles, si on cultivait notre unicité et qu’on s’entraidait, entre hommes, aussi, à créer quelque chose qui nous convient ? Qu’on fasse partie prenante en fait de ce mouvement d’émancipation qui est collectif et qui est davantage je pense porté par la femme dans le domaine de la sexualité aujourd’hui.

39:21 Xavier Dufour : C’est ça. Donc on vous donne rendez-vous dans le prochain épisode de « Entr’Nous », où « ça parle de cul » pour découvrir la suite, pour continuer à nous éduquer, d’apprendre plein de choses et à très bientôt. 

39:32 Olivier Mageren : À bientôt !

39:33 Générique Outro sur tapis musical : Entr’nous !(voix féminine Katalin). Entre-nous (voix masculine Olivier),  {Et nous ! – Voix les crapules du podcast « ça parle de cul »}, le podcast (Katalin), pour parler (voix masculine Michel) de sexualité (Olivier){et de cul !}… Par vous (Michel), avec vous (Olivier), pour vous (Katalin), {Et entre nous aussi !}.

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